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Jean-Marie Bockel en ballottage plus délicat que prévu à Mulhouse (13/03/2008)

(AFP) - Jean-Marie Bockel, ex-PS, ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy, est en ballottage favorable pour le second tour des élections municipales à Mulhouse, mais en situation plus délicate que prévu, victime semble-t-il d'un contexte national qui ne l'aide pas.             Dans cette ville-symbole de l'ouverture, le secrétaire d'Etat à la coopération rallié à Nicolas Sarkozy a recueilli 40,35% des voix au premier tour, son concurrent direct, le candidat PS Pierre Freyburger totalisant 32,34% des voix, un résultat sensiblement meilleur qu'attendu.             Ces résultats ont d'ailleurs inspiré une certaine modestie à Jean-Marie Bockel pour qui "la partie n'est pas gagnée d'avance" pour le second tour. "J'espérais avoir dix points d'avance, je n'ai que 8 points, ce sera un deuxième tour un peu plus serré que prévu", a-t-il commenté dimanche soir.             Le secrétaire d'Etat a convenu que la chute vertigineuse de Nicolas Sarkozy dans les sondages d'opinion a sans douté joué un rôle dans son score moins bon qu'espéré. "On voit bien que le contexte national, c'est évident, a joué". "Les élections locales, ce n'est pas nouveau, c'est toujours un retour de manivelle pour ceux qui sont aux manettes au niveau national", a-t-il dit.             Il semble que s'il n'a pas fait le plein à gauche, Jean-Marie Bockel n'a pas non plus balayé très large à droite, en dépit d'une liste d'ouverture où se retrouvent des candidats UMP.             L'autre surprise du premier tour est en effet le score élevé de l'extrême-droite. Le candidat du FN, Patrick Binder, affiche 10,31% et se maintient pour une triangulaire au second tour, tandis qu'un deuxième candidat d'extrême-droite, Gérard Freulet, a récolté 7,75% des voix.             Le FN n'est en mesure de se maintenir au deuxième tour que dans quatre villes françaises.             Les adversaires de Jean-Marie Bockel ont largement commenté ces chiffres. Pour Arlette Grosskost, députée UMP, qui n'a toujours pas digéré d'avoir dû céder la place aux municipales à Jean-Marie Bockel, il s'agit d'une "imposture intellectuelle" et d'un "hold-up sur la droite".             "C'est un constat d'échec évident pour lui, j'avais prévenu les états-majors qu'on ne manipule pas aussi facilement les citoyens et que cela risquait de faire remonter le Front national", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle voterait blanc au deuxième tour comme au premier.             Quant à Pierre Freyburger, le ralliement de son ancien collègue du PS à Nicolas Sarkozy n'est ni plus ni moins qu'une "trahison" qui, a-t-il dit mardi, a plongé Mulhouse dans une période de "brouillage politique".             Mathématiquement, Jean-Marie Bockel semble en position favorable pour l'emporter dimanche mais Pierre Freyburger a le vent en poupe et le premier secrétaire du PS François Hollande est venu le soutenir mardi à Mulhouse.             Le candidat PS peut espérer recueillir sur sa liste les voix de l'extrême-gauche (4,65%) ainsi qu'une partie au moins des voix des Verts (4,59%). D'autre part, la grande inconnue au deuxième tour reste ce que feront les abstentionnistes qui étaient à un niveau très élevé de 49,77% dimanche dernier.             François Hollande a déjà averti: "le choix de Mulhouse sera de portée nationale. Une victoire de la gauche, la seule, la vraie, serait un message très fort" à Nicolas Sarkozy.

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